Se hace camino al andar …

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Caminante, son tus huellas
el camino, y nada mas ;
caminante, no hay camino,
se hace camino al andar.
Al andar se hace camino,
y al volver la vista atras
se ve la senda que nunca
se ha de volver a pisar.
Caminante, no hay camino,
sino estelas en la mar.
Antonio Machado

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Les mains dans la vase

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Ça s’enchaîne, ça s’envase, ça se noue, ça casse parfois.
Prendre le temps pour prendre soin des liens créés et mettre les mains dans la boue vase … ce n’est pas forcément confortable.

Témoignage du chemin parcouru

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Il y a l’oeuvre finale et il y a toutes les traces laissées le long de la route par le pinceau qu’on nettoie, par la maladresse d’un verre renversé, par les éclaboussures, par les essais de couleurs … par l’expérience en somme… et moi je trouve ça beau.

« One hundred twenty eight! »

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Portlet Baye – île de Jersey – Juillet 2017

Le petit garçon et son papa ont bien compté et recompté les 6 dernières marches.
Pas d’erreur.
Le petit bonhomme a donc annoncé officiellement aux retardataires un peu plus bas : « ONE HUNDRED TWENTY EIGHT! »

128 marches entre la plage de Portlet Baye (île de Jersey) et le banc où je m’étais assise … 128 marches donc à descendre pour emprunter le passage à gué vers le fort que la marée basse a découvert… puis 128 marches à remonter.

Il était 19h, j’avais marché toute la journée … je suis allée prendre une guinness et savourer l’ambiance du pub à côté du banc.

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Portlet Baye – île de Jersey – Juillet 2017

Una ciclicidad creciendo* – RETOUR

Les 2 ans de volontariat ont pris fin après d’énièmes changements, déménagements, découvertes … puis le 1er Septembre 2014 je suis rentrée en France, … il y a donc 3 ans.

  • atterrir
  • poser les valises
  • trouver une place pour chaque chose au sens propre et au sens figuré
  • sentir tout ce qui a changé
  • soigner
  • adapter
  • valoriser

Grandir, encore, toujours, sans fin!

Grandir! voila un dernier partage de mes découvertes équatoriennes: La spirale.

CiclicidadCreciendo

Dans la cosmologie des indiens des Andes la spirale est symbole d’une croissance cyclique (source: un panneau informatif sur l’Itchimbia, colline de Quito).

Pour moi avant de découvrir ce symbole deux visions du développement s’opposaient en s’appuyant sur la vision du temps qui passe. Pour les pays du Nord, le développement s’appuie sur une vision du temps linéaire, chronologique, avec des repères qui permettent de voir, de mesurer le chemin parcouru, de mesurer les progrès (pensez aux frises chronologiques enseignées à l’école). Pour les pays du sud ce développement ne serait pas possible a cause d’une vision cyclique du temps: pas de saison, pas de repères, pas de vision du temps qui passe … comment mesurer le progrès? les avancés? et c’est ce qui compliquerai le développement de ces pays. Tout cela dans une vision du développement où l’on a toujours mieux et plus, bien entendu.

La spirale m’a éclairé en proposant autre chose: une cyclicité croissante. A chaque cycle la spirale ne revient pas au point initial, le cercle a un peu grandi. Une croissance a petit pas, et pas à pas! Il y a bien un mouvement, qui va vers du nouveau, sans tourner complètement en rond. C’est peut-être plus lent, mais peut-être aussi plus réaliste, plus réalisable!

Imaginez-vous maintenant marchant sur la ligne du temps:

  • si votre chemin est une ligne chronologique à chaque pas vous allez de l’avant, vous construisez votre chemin. A chaque pas vous tournez aussi le dos à votre passé, a votre histoire, a vos expériences et ce qu’elles vous ont enseigné.
  • si votre chemin est une spirale, à chaque pas vous allez de l’avant, vous construisez votre chemin. A chaque pas votre histoire, vos expériences et ce qu’elles vous ont enseigné sont à porté de main, sans revenir dessus, sans tourner en rond, et sans leur tournez le dos.

Alors depuis 3 ans j’ai adopté cette spirale et j’ai:

  • atterri
  • posé les valises
  • trouvé une place pour chaque chose au sens propre et au sens figuré
  • senti tout ce qui a changé
  • soigné
  • adapté
  • valorisé

grandi, encore, toujours, sans fin! à petit pas, pas à pas, la boucle n’est pas bouclée!

 

Une nouvelle boucle pour ce blog: je voudrai le reprendre pour y partager des photos, afin de ne plus utiliser les réseaux sociaux. C’est encore en réflexion … un projet 365? une fois par semaine? par thématique? je ne sais pas …

A suivre

 

[*ciclicidad creciendo= cyclicité croissante]

Une Lumière / Una Luz

Jeune CEFISTA

Tu es la lumière sur ma route.
Celle sans laquelle mes yeux ne peuvent pas voir;
Celle sans laquelle mes pieds ne peuvent choisir leur route;
Celle sans laquelle mes mains ne peuvent savoir qui elles touchent, mes bras ne peuvent savoir qui ils enlacent;
Celle sans laquelle ma bouche ne peut savoir a qui elle parle.
Tu es la lumière sur ma route…
Si je ferme les yeux sur ta présence, je deviens maladroite.
Mais ta chaleur est là, elle me rappelle à Toi.
Tu es le centre de ma vie.
Je t’ai pris dans ma main, comme un oui, et si je marche c’est grâce à Toi.


Eres la Luz en mi Camino.
La luz sin cual mis ojos no pueden ver,
sin cual mis pies no pueden elegir donde pisar,
sin cual mis manos no saben quienes tocan, mis brazos quienes abrazan,
sin cual mi boca no sabe a quien habla…
Eres la Luz en mi Camino.
Si cero los ojos a tu presencia me vuelvo torpe, pero tu calor me recuerda de ti.
Eres el centro de mi vida.
Te tomé en mi mano, como un sí, y si andé, si ando es gracias a ti.


la llama

La photo que je n’ai pas faite

Un bus.
Un trajet Guayaquil – Ibarra
12h de voyage du Sud vers le nord du pays; 12 h de voyage de la chaleur de la côte au froid de la sierra; 12h de voyage de la plaine aux volcans …
Une nuit de bus. Je m’endors à Guayquil avec à côté de moi 3 femmes muy costeña*, chiste*, grand-sourire, rire … la joie de vivre si agréable de la côte.
A mon réveil le soleil éclaire le Cayambe.
A Otavalo une femme indigène, muy serranita*, monte dans le bus. Habits traditionnels, fin colliers et fines boucles d’oreilles dorées, les cheveux attachés délicatement avec un bout de tissu, attitude introvertie avec un sourire doux et discret.
Elle s’assoit avec les 3 costeñas qui ont repris leur conversation, leurs « chiste », leurs rires … et l’Equateur dans toute sa diversité se met à rire, fort et expansif, doux et délicat à la fois.
Voila la photo que je n’ai pas faite: 4 femmes, 2 cultures que tout semble opposer, un rire partagé.

*costeñas = de la côte
chiste = plaisanterie
Serrana = de la montagne